Nomades, restez !Nomades, restez !

Par Pierre Lauzon, Dans nos Laurentides.com, Samedi 15 mars 2014

Pour ce dernier samedi officiel de l’hiver, les Diffusions Amal’Gamme nous offraient un trio de guitaristes, un trio nomade sur la route. Nomades, ils le sont par leur statut même d’artiste qui les amène ici et là pour nous faire partager leur très grand talent. Nomades, ils le sont par leur programme musical très varié qui nous fait voyager de Sorel au Québec jusqu’en Hongrie, en passant par le Vénézuela et les États-Unis, entre autres.

Dès leur entrée sur scène, ces trois nomades, au charisme fou qui opère autant chez les hommes que chez les femmes, ont su mettre leur public nombreux dans leur petite poche d’en arrière. Ce trio nomade est en fait trois guitaristes avec trois types de guitares et avec trois physiques qui collent tellement à leur guitare. C’est Alexandre Éthier et sa guitare classique, celui qui a le physique de l’interprète de pièces classiques penché avec intensité sur son instrument, avec ses cheveux bien lissés et retenus à l’arrière en queue de cheval.

C’est Dan Livingstone, l’anglophone du groupe, originaire de la côte ouest canadienne, mais parlant un merveilleux français, tout décontracté avec sa guitare « finger style » et son physique de cowboy heureux, chapeau et barbe en complément. Enfin, c’est Stéphane Tellier avec sa guitare manouche, son physique de « Lost Fingers » et ses cheveux en broussaille, qui s’amuse lui aussi follement à faire sortir toute la richesse de sa guitare, celui-là même qui fut le guitariste solo de la bande sonore des Triplettes de Belleville. Vous vous souvenez ?

Certes, ces trois artistes à la fiche personnelle impressionnante s’imposent rapidement par leur virtuosité, mais aussi par leur humour et leur complicité hautement transmissibles à un public qui ne demande pas mieux que de passer une aussi agréable soirée. Tout au cours de ces deux heures ou presque, Alexandre, Dan et Stéphane ne cesseront d’avoir un plaisir fou d’être sur scène et de nous livrer leur menu musical tantôt en trio, mais aussi en duo ou en solo, un menu de grands maîtres comme Django Reinhardt, Manuel de Falla ou Heitor Villa-Lobos, tout comme leurs propres compositions, le tout avec des présentations, des mises en contexte pertinentes sur un fond d’humour qui a conquis le public. Personnellement, il m’en faut beaucoup pour rire. Ce samedi, j’ai beaucoup ri.

Amal’Gamme avait eu l’excellente idée de surélever la scène pour que l’ensemble du public puisse bien voir ces trois grands amis guitaristes performer, séduire et nous communiquer leur joie tangible d’être parmi nous. À la fin du spectacle, Alexandre Éthier a rendu hommage, avec raison, à Francine Allain et à toute son équipe pour l’excellente programmation qu’ils nous offrent année après année dans notre coin de pays. Sans eux, nous n’aurions pu connaître ces trois artistes de haut niveau.

Le seul problème avec de tels artistes, même s’ils se veulent nomades à plusieurs points de vue, c’est que nous ne voudrions pas qu’ils partent. En ce samedi, dans la salle d’Amal’Gamme, nous en aurions pris encore et encore. Nous aurions aimé les retrouver le lendemain pour notre brunch dominical. Ils ne nous restent qu’à souhaiter qu’ils accepteront de nous revenir dans une future programmation d’Amal’Gamme ou, tout au moins, quelque part dans nos Laurentides. Ils ont été un printemps musical dans nos vies,
le temps d’une soirée hivernale.Par Pierre Lauzon, Dans nos Laurentides.com, Samedi 15 mars 2014

► Pour ce dernier samedi officiel de l’hiver, les Diffusions Amal’Gamme nous offraient un trio de guitaristes, un trio nomade sur la route. Nomades, ils le sont par leur statut même d’artiste qui les amène ici et là pour nous faire partager leur très grand talent. Nomades, ils le sont par leur programme musical très varié qui nous fait voyager de Sorel au Québec jusqu’en Hongrie, en passant par le Vénézuela et les États-Unis, entre autres.

Dès leur entrée sur scène, ces trois nomades, au charisme fou qui opère autant chez les hommes que chez les femmes, ont su mettre leur public nombreux dans leur petite poche d’en arrière. Ce trio nomade est en fait trois guitaristes avec trois types de guitares et avec trois physiques qui collent tellement à leur guitare. C’est Alexandre Éthier et sa guitare classique, celui qui a le physique de l’interprète de pièces classiques penché avec intensité sur son instrument, avec ses cheveux bien lissés et retenus à l’arrière en queue de cheval.

C’est Dan Livingstone, l’anglophone du groupe, originaire de la côte ouest canadienne, mais parlant un merveilleux français, tout décontracté avec sa guitare « finger style » et son physique de cowboy heureux, chapeau et barbe en complément. Enfin, c’est Stéphane Tellier avec sa guitare manouche, son physique de « Lost Fingers » et ses cheveux en broussaille, qui s’amuse lui aussi follement à faire sortir toute la richesse de sa guitare, celui-là même qui fut le guitariste solo de la bande sonore des Triplettes de Belleville. Vous vous souvenez ?

Certes, ces trois artistes à la fiche personnelle impressionnante s’imposent rapidement par leur virtuosité, mais aussi par leur humour et leur complicité hautement transmissibles à un public qui ne demande pas mieux que de passer une aussi agréable soirée. Tout au cours de ces deux heures ou presque, Alexandre, Dan et Stéphane ne cesseront d’avoir un plaisir fou d’être sur scène et de nous livrer leur menu musical tantôt en trio, mais aussi en duo ou en solo, un menu de grands maîtres comme Django Reinhardt, Manuel de Falla ou Heitor Villa-Lobos, tout comme leurs propres compositions, le tout avec des présentations, des mises en contexte pertinentes sur un fond d’humour qui a conquis le public. Personnellement, il m’en faut beaucoup pour rire. Ce samedi, j’ai beaucoup ri.

Amal’Gamme avait eu l’excellente idée de surélever la scène pour que l’ensemble du public puisse bien voir ces trois grands amis guitaristes performer, séduire et nous communiquer leur joie tangible d’être parmi nous. À la fin du spectacle, Alexandre Éthier a rendu hommage, avec raison, à Francine Allain et à toute son équipe pour l’excellente programmation qu’ils nous offrent année après année dans notre coin de pays. Sans eux, nous n’aurions pu connaître ces trois artistes de haut niveau.

Le seul problème avec de tels artistes, même s’ils se veulent nomades à plusieurs points de vue, c’est que nous ne voudrions pas qu’ils partent. En ce samedi, dans la salle d’Amal’Gamme, nous en aurions pris encore et encore. Nous aurions aimé les retrouver le lendemain pour notre brunch dominical. Ils ne nous restent qu’à souhaiter qu’ils accepteront de nous revenir dans une future programmation d’Amal’Gamme ou, tout au moins, quelque part dans nos Laurentides. Ils ont été un printemps musical dans nos vies,
le temps d’une soirée hivernale.