Quand la musique donne soif

Par Joel Martel, Journal Voir, 22 mars 2012

► Tel un personnage issu d’une de ses chansons, Dan Livingstone prend la route afin de semer un peu partout les joies du blues traditionnel. Lorsqu’on écoute la deuxième galette de Dan Livingstone, on a soudainement envie d’emprunter la première autoroute sur notre chemin afin de rouler le plus loin possible. On s’imagine alors arrêter dans un bled perdu pour boire jusqu’à l’ivresse dans un débit de boisson. C’est ça, écouter le blues traditionnel que nous offre Dan Livingstone. La chaleur étouffante de l’été dans un peu moins de 40 minutes de musique.

Quand Livingstone nous raconte les conditions d’enregistrement du disque, on déduit que celui-ci s’est effectué dans un certain esprit de camaraderie. “C’est vraiment live, ce disque-là. Il n’y a pas d’overdubs. C’était vraiment: clac! on entre en studio et on enregistre ça en direct. Il y a des affaires qui ne pourraient pas se passer deux fois. Il y en a des bonnes et d’autres dont je suis moins fier, mais ça fait partie de l’exercice! Par exemple, il y a des petits bouts de solos qui m’énervent un peu, mais c’est pas grave.”

Tout au long du deuxième effort de Dan Livingstone, on voyage dans les répertoires de Fred McDowell et Arthur Blake, en plus de ceux de nombreux autres acteurs du fameux pre-war blues. “La plupart des chansons que j’interprète sont attribuées à différents bluesmen, mais en vérité, ce sont des folklores qui ont été remaniés à l’époque. Ainsi, les compagnies de disques ont pu en acheter les droits d’auteur. C’est comme si une compagnie ici au Québec possédait les droits du Reel de la Sainte-Catherine.”

Enfin, si l’on ressent une certaine soif de liberté en ayant l’album de Livingstone dans nos oreilles, ça n’a absolument rien d’un hasard. “Pour bien assumer la musique que tu joues, tu te dois d’en connaître l’histoire. Toutefois, j’ai croisé par le passé des musiciens qui en savaient énormément sur les origines du blues et ils tentaient de reproduire les chansons note par note. Ils avaient oublié que lorsqu’on joue du folklore, il faut le vivre et ne pas avoir peur de lui donner sa propre couleur. Sinon, c’est de la musique classique!”Par Joel Martel, Journal Voir, 22 mars 2012

► Tel un personnage issu d’une de ses chansons, Dan Livingstone prend la route afin de semer un peu partout les joies du blues traditionnel. Lorsqu’on écoute la deuxième galette de Dan Livingstone, on a soudainement envie d’emprunter la première autoroute sur notre chemin afin de rouler le plus loin possible. On s’imagine alors arrêter dans un bled perdu pour boire jusqu’à l’ivresse dans un débit de boisson. C’est ça, écouter le blues traditionnel que nous offre Dan Livingstone. La chaleur étouffante de l’été dans un peu moins de 40 minutes de musique.

Quand Livingstone nous raconte les conditions d’enregistrement du disque, on déduit que celui-ci s’est effectué dans un certain esprit de camaraderie. “C’est vraiment live, ce disque-là. Il n’y a pas d’overdubs. C’était vraiment: clac! on entre en studio et on enregistre ça en direct. Il y a des affaires qui ne pourraient pas se passer deux fois. Il y en a des bonnes et d’autres dont je suis moins fier, mais ça fait partie de l’exercice! Par exemple, il y a des petits bouts de solos qui m’énervent un peu, mais c’est pas grave.”

Tout au long du deuxième effort de Dan Livingstone, on voyage dans les répertoires de Fred McDowell et Arthur Blake, en plus de ceux de nombreux autres acteurs du fameux pre-war blues. “La plupart des chansons que j’interprète sont attribuées à différents bluesmen, mais en vérité, ce sont des folklores qui ont été remaniés à l’époque. Ainsi, les compagnies de disques ont pu en acheter les droits d’auteur. C’est comme si une compagnie ici au Québec possédait les droits du Reel de la Sainte-Catherine.”

Enfin, si l’on ressent une certaine soif de liberté en ayant l’album de Livingstone dans nos oreilles, ça n’a absolument rien d’un hasard. “Pour bien assumer la musique que tu joues, tu te dois d’en connaître l’histoire. Toutefois, j’ai croisé par le passé des musiciens qui en savaient énormément sur les origines du blues et ils tentaient de reproduire les chansons note par note. Ils avaient oublié que lorsqu’on joue du folklore, il faut le vivre et ne pas avoir peur de lui donner sa propre couleur. Sinon, c’est de la musique classique!”